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12 avril 2016 / *Marion*

Céline : « J’ai suivi mon instinct de maman »

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Céline, 41 ans, est maman de trois enfants dont elle s’occupe à plein temps.

Au début, l’ me faisait peur. Ma mère m’avait allaité, j’en avais envie, mais je n’osais pas franchir le pas. Beaucoup de personnes autour de moi me disaient que l’ était difficile, que ça faisait mal…Je n’ai donc pas allaité ma première fille. Ce n’est que lors de ma 2e grossesse que je me suis dit : « cette fois-ci, j’allaiterai ».

En effet, après mon premier accouchement, je n’ai pas pu prendre les cachets ordinairement donnés pour contrer la montée de lait, ceux-ci m’étant contre-indiqués. On m’a donc bandé les seins, ce qui n’a pas empêché la montée de lait d’avoir lieu, et j’ai eu une lymphangite (inflammation très douloureuse des vaisseaux lymphatiques du sein).

A ce moment-là, je me suis posé la question d’allaiter…Et je ne l’ai pas fait, malgré la douleur liée à l’inflammation.

A l’arrivée de mon deuxième enfant, je ne voulais absolument pas revivre ce problème. Ayant souffert pas loin de trois semaines à cause de la lymphangite, je me suis dit que l’allaitement ne pouvait pas être pire que ce que j’avais vécu !

A la maternité, les sages-femmes m’ont expliqué un peu comment positionner le bébé et tout s’est très bien passé. J’ai eu beaucoup de chance : jamais de crevasses, un bébé qui tétait parfaitement, en deux mots aucun problème !

J’ai choisi de faire mixte dès que la montée de lait était bien installée, à partir de ma sortie de l’hôpital (vers le 5e jour). Je donnais le sein la journée, et la nuit c’était mon mari qui donnait le biberon. Ainsi, chacun participait.

J’ai beaucoup aimé nourrir mon enfant, pour moi c’était des moments privilégiés que malheureusement seule la maman peut connaître, il y a une vraie complicité.

Je n’ai malheureusement allaité que 10 jours, car j’avais de fortes baisses de tension et j’étais trop fatiguée pour continuer, donc je suis très vite passée au biberon. Si j’avais pu, j’aurai continué l’allaitement plus longtemps.

Quelques années après, j’ai eu un troisième enfant. Je l’ai allaité également, sans aucun souci, de manière mixte également. Malheureusement, cet allaitement aura été très court (15 jours, pas plus), car ma fille a du être hospitalisée en soins intensifs à cause d’une maladie génétique. N’étant pas suffisamment avec elle, mon lait s’est très vite tari. L’équipe médicale lui donnait le biberon la nuit, et elle n’avait que quelques tétées par jour, donc à son retour à la maison, je n’avais quasiment plus de lait, et ai du passer au biberon.

Ce coup-ci, je ne me suis pas sentie du tout encouragée à la maternité : on m’a totalement déconseillé de faire mixte, en me disant que le bébé ne téterait plus et qu’il préférerait le biberon. On m’a dit que j’avais eu de la chance la première fois, mais que la seconde se passerait certainement très différemment.

Et bien, j’ai suivi mon instinct de maman, et je peux vous dire que les deux « expériences » se sont très bien passées et que je le referais sans hésiter. Même si je n’ai pas pu allaité autant que je l’aurai souhaité, mes allaitements se sont très passés, et les difficultés que j’ai pu rencontrer n’y étaient pas liées.

Je regrette juste une chose : ne pas avoir allaité mon premier bébé ! L’allaitement c’est merveilleux, c’est une chose à faire au moins une fois dans sa vie de maman ! Pour moi, cela restera des moments magiques, inoubliables, que j’aimerais revivre !

Photographie: Pixabay, Licence CC0

Un commentaire

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  1. Testing-Girl / Avr 12 2016

    Magnifique témoignage.
    Ce que je trouve regrettable, dans la première expérience, sans préjugés, c’est de souffrir comme ça pour ne pas allaiter.
    C’est comme si on empêchait notre corps de nourrir notre bébé (c’est un peu ça, en fait, non ?)
    Je ne sais pas si je m’exprime bien, je ne parle pas du choix de ne pas allaiter ou non, qu’on soit clair, mais de la réaction de notre corps.

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