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3 novembre 2015 / *Marion*

Comment tirer le meilleur des mauvaises herbes avec l’association Cueillir

1383092 531733610235839 2002245614 n 300x297 Comment tirer le meilleur des mauvaises herbes avec lassociation Cueillir est une jeune association née en 2013 sous l’impulsion de Nancie Renaut, paysagiste conceptrice, Kristell Corre, diététicienne -nutritionniste, et Marina Le Ruyet, actuelle présidente de l’association. Nathalie Buckvald, botaniste, a rejoint l’équipe en 2014.

Leur but : développer et promouvoir l’utilisation des et autres herbes folles.

Quoi de plus simple pour cela que d’organiser des promenades bucoliques à la découverte de ces plantes méconnues ou tout simplement (et injustement !) mal- aimées, ou même, plus surprenant encore, des ateliers pour les cuisiner ?

J’ai eu la chance de pouvoir recueillir leur  :

Marion : A compter du 1er janvier 2017, en application de la loi Labbé, les collectivités territoriales se verront interdire d’utiliser des pesticides sur les espaces verts et promenades ouvertes au public qu’elles gèrent. Si l’on ne peut que s’en féliciter, pensez-vous que des efforts plus intenses devraient être réalisés pour préserver ces plantes sauvages que vous chérissez ?

Nancie Renaut: C’est une très bonne chose oui (si cette date est maintenue car il y a peu, ce devait être au 1er janvier 2016 ! ).

Il y a donc un peu de pression sur les élus pour maintenir ces objectifs. Certaines communes sont en zéro phyto depuis des années, pour d’autres, la démarche n’est pas encore envisagée. Le plus grand souci pour les élus, ce n’est pas de trouver les techniques alternatives de gestion car elles sont là, d’autres communes les utilisent déjà (il y a aussi des journées organisées pour les promouvoir par les syndicats mixtes par exemple), mais de faire accepter ces changements par la population. Il y a toujours les réfractaires… Même pour aller dans le bon sens !

Les efforts à fournir seront à mon sens dans la communication. Faire accepter le passage au zéro phyto c’est faire accepter la présence de ces herbes. On ne peut espérer un rendu aussi net dans la tenue des espaces verts avec des méthodes alternatives, à moins d’y passer plus de temps. Et ça n’a pas de sens. La vraie démarche à avoir, est de faire accepter la présence de quelques-unes de ces herbes. C’est ainsi savoir accueillir la biodiversité, accepter la vie avec sa spontanéité sa diversité, et apprendre lâcher prise ! Pour des espaces plus zen et plus vivants !

Marion : Pensez-vous que cette interdiction aura des répercussions bénéfiques sur votre objectif de démocratisation de l’utilisation des plantes sauvages ?

(Pour respecter ces nouvelles dispositions, les collectivités locales devront repenser leur gestion des espaces publics, et trouver des alternatives aux pesticides, étant entendu que certains produits, notamment ceux utilisés en agriculture biologique, seront encore autorisés.)

Nancie Renaut : Cette interdiction suit notre objectif de respect du vivant. La démocratisation de l’utilisation est plantes sauvages est une possibilité d’ouverture mais pas une obligation !

Dans notre démarche nous proposons la reconnaissance des plantes sauvages pour apprendre à mieux les accepter dans notre environnement proche. Nos différentes entrées : cuisine, botanique, remèdes naturels, jardinage, artisanat… permet au pus grand nombre de s’y intéresser et de découvrir toutes leurs richesses. Une fois que le contact est retrouvé (et ça va assez vite) qu’on les utilise ou pas, c’est à chacun de voir.

Ce qui nous importe c’est de savoir ensuite accepter leur présence, changer de regard, les respecter, et les conserver ou non quand elles nous gênent, mais en connaissance de cause et surtout sans produits chimiques ! Il faut enfin faire comprendre que ces actes sont préjudiciables à tous les êtres vivants et donc à nous même… 

En page 2, Nathalie Buckwald vous explique pourquoi préserver les qui poussent…au milieu du bitume. Surprenant, non?!

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