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17 mars 2009 / SP

Demain, la guerre de l’eau ?

Pour sa cinquième édition, le Forum Mondial de l’Eau a élu Istanbul comme lieu de résidence.

.Home Eau t Demain, la guerre de leau ?Pour sa cinquième édition, le Forum Mondial de l’Eau a élu Istanbul comme lieu de résidence. Toute cette semaine, se retrouveront dans cette ville ministres, scientifiques et défenseurs de l’environnement. On attend 30 000 participants. Il faut dire que les enjeux sont de taille et ce n’est rien de moins que l’avenir de la planète qui se joue.

En effet, on le sait, l’eau est une ressource rare et essentielle. Un chiffre pour illustrer cette réalité : la consommation globale d’eau s’élève à 4 000 km3/an (auxquels s’ajoutent les 6 400 km3 d’eau de pluie utilisée par l’agriculture). Les prélèvements d’eau douce ont triplé depuis 50 ans et, en volume utilisé, les trois principaux pays consommateurs sont l’Inde, la Chine et les États-Unis. Devant la croissance démographique, des pénuries d’eau sont à craindre : les deux tiers de la population mondiale pourraient bien manquer d’eau dans d’ici 2025.

.1OXYG01 1 jpg t Demain, la guerre de leau ?A noter : c’est l’agriculture qui représente le plus grand poste, absorbant 70 % de la consommation globale. Les usages industriel et domestique représentent respectivement 20 % et 10 % de la consommation totale d’eau. Dans les pays développés, nous buvons en moyenne 2 à 5 litres d’eau par jour, mais nous en « mangeons » 3 000 litres. Il faut 800 à 4 000 litres d’eau pour produire un kilo de blé et 2 000 à 16 000 litres d’eau pour produire la même quantité de viande de boeuf !

Dans le rapport coordonné par le Programme mondial pour l’évaluation des ressources en eau (WWAP), fruit du travail de 25 agences Onusiennes, plusieurs points sont mis en avant :

Dans les pays en développement, 80% des maladies sont liées à l’eau et causent la mort prématurée de 3 millions de personnes chaque année A l’heure actuelle, un milliard d’habitants demeurent sans accès à une eau potable saine (du fait de problèmes liés à la pollution) et à des sanitaires. Une compétition pour l’eau se dessine – entre les pays, entre les zones urbaines et rurales, mais aussi entre les différents secteurs d’activité – qui risque de se traduire à l’avenir par une politisation plus marquée des questions relatives à l’eau, prévient l’ONU.
Les effets du changement climatique devraient encore accentuer ce phénomène, puisque les zones touchées par la sécheresse s’étendent tandis que les zones victimes d’inondations sont également plus nombreuses, poussant les gens à fuir pour se réfugier loin de leur terre natale.
La situation décrite par l’ONU impose que les plans de développement mis en oeuvre par les Etats intègrent des stratégies effectives de gestion de la ressource en eau. Mais cette gestion ne pourra pas se faire sans la collaboration du secteur privé et de la société civile et, avec des moyens politiques et financiers à la hauteur des enjeux. Il est absolument nécessaire de faire de gros investissements. L’ONU suggère enfin une plus forte sensibilisation du grand public, le rapprochement entre les organisations non gouvernementales et les entreprises privées, ainsi que la présentation d’exemples éprouvés de bonne gestion de l’eau. De quoi débattre pendant des heures !

.1AQUA01 8 jpg t Demain, la guerre de leau ?Face à ce tableau, chaque citoyen doit veiller à adopter une consommation responsable en eau. Et dans cette logique, Greenweez vous aide en proposant une large gamme d’économiseur d’eau, à fixer sur ses robinets pour réduire le débit d’eau tout en préservant la qualité du jet.

Pour en savoir plus, nous vous recommandons aussi la vidéo présentée cette année à Davos : No Reason.

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