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27 avril 2011 / SP

Gaz de schiste : L’extraction par la force

.gas de shiste s Gaz de schiste : L’extraction par la forcePollution des nappes phréatiques, pollution de l’air par des émanations toxiques, modification du paysage, utilisation de produits cancérigènes et même radioactivité, la liste des accusations contre l’extraction du gaz de schiste s’allonge de jour en jour….

Qu’est ce que le gaz de schiste ?
Il existe différents types de gaz naturels utilisés comme sources d’énergie (23% de notre utilisation) dont le gaz de schiste qui fait partie de la famille des gaz « non conventionnels » comme le « tight gas » et le gaz de charbon. Leur particularité est d’être repartis dans les sous sols contrairement aux gaz « conventionnels » qui sont eux concentrés dans des poches. Les caractéristiques de la roche et la technique employée pour les extraire rend la manœuvre plus complexe mais le gaz en lui même est tout aussi naturel.

Comment se déroule son extraction ?
Pour extraire le gaz de schiste du sous sol, il s’agit de réaliser une fracture hydraulique ou hydro fracturation. Un premier forage, vertical, est suivi d’un forage horizontal. On procède ensuite à l’injection, à très haute pression, d’un mélange d’eau, de sable et de substances chimiques qui permet de libérer le gaz prisonnier à 2500 mètres sous terre. C’est cette technique, importée des USA qui a démultiplié la production de ce gaz tout récemment en France.

Une animation claire et ludique pour comprendre :

.fracturation hydraulique m Gaz de schiste : L’extraction par la force

Pourquoi en parle-t-on autant aujourd’hui ?
Pourtant connu depuis longtemps, le gaz de schiste a été boudé jusque récemment en France. Son coût et la complexitude de son extraction le rendait peu attrayant mais avec la baisse de production du pétrole et une technique d’extraction plus performante venant tout droit des US, de nouveaux espoirs sont nés.

On a cru à une révolution énergétique ; l’utilisation des gaz de schistes étant censés lutter contre les émissions de gaz à effet de serre mais les récentes découvertes de pollution de nappes phréatiques aux Etats Unis non loin de zone d’extraction amène les autorités mondiales à se méfier. Janvier 2011, le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo accorde des permis de prospection du gaz à plusieurs entreprises. Depuis le début du printemps le géant pétrolier français et le Texan Schuepbach sont libres d’explorer 9672 km² dans le Sud de la France (Drôme et Ardèche). Cependant, après l’accusation portée par de nombreux organismes et associations écologiques, un moratoire de six mois à été décrété sur l’exploitation et les recherches de gaz de schiste.

Quels sont les risques pour la santé et l’environnement ?
En France, le débat s’enflamme. Le pays posséderait d’importantes réserves de gaz de schiste notamment dans le sud. Le moratoire de six mois décrété sur l’exploitation et les recherches de gaz de schiste, qui s’étend jusqu’au 15 juin, servira au montage d’un rapport commandé par le gouvernement.

« Des sels hautement corrosifs, des cancérogènes comme le benzène et des éléments radioactifs comme le radium, tous peuvent être naturellement présents à des centaines de mètres sous le sol »

(Agence de protection de l’environnement [EPA], USA) Informations révelées par un article du New York Times en février dernier.

Aux états unis, certains habitants du Texas, là où l’exploitation du gaz est massive, ont été intoxiqué par le gaz via l’eau de leur robinet. En plus de polluer les nappes phréatiques à cause des produits chimiques utilisés, l’extraction du gaz de schiste implique une transformation radicale du paysage due aux chantiers. Côté énergie, chaque forage nécessite pas moins de 4 à 28 millions de litres d’eau !

GasLand, un documentaire qui traite de l’impact environnemental et sanitaire de cette méthode d’extraction réalisé par Josh Fox sur les écrans depuis le 6 avril en France
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