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27 juillet 2016 / *Marion*

Métaux lourds, surpêche…doit-on arrêter le poisson?

poisson 2 Métaux lourds, surpêche...doit on arrêter le poisson?

En avril 2016, l’association 60 millions de consommateurs s’intéressait aux produits à base de . Et le résultat de ses investigations était inquiétant : présence de , qualité inégale, poissons gorgés d’eau…Côté FAO, les dernières nouvelles ne sont guère plus rassurantes, voire franchement alarmantes : seuls 10% des stocks de poissons ne sont pas exploités au maximum ou carrément surexploités. Le risque à terme ? La disparition pure et simple des poissons des océans (sans parler des conséquences de l’ingestion de sur notre santé). Doit-on alors tout bonnement cesser de consommer des produits à base de poisson ?

 Poisson : gare aux métaux lourds !

Ces derniers temps, les critiques se font de plus en plus sévères à l’égard du poisson, critiqué pour sa teneur en métaux lourds, et particulièrement en mercure. S’il existe des sources naturelles de mercure, comme les volcans et geysers, l’activité humaine (combustion de charbon, activité métallurgique, incinérateurs de déchets…), de plus en plus intense, a considérablement augmenté son émission. En conséquence, la concentration de mercure dans l’air, le sol, l’eau et les organismes vivants a beaucoup augmenté, jusqu’à faire du poisson la première source d’intoxication de l’Homme au mercure. En d’autres termes, l’Homme contamine le poisson…Qui à son tour le contamine.

Deux poids deux mesures

Tous les poissons ne sont pas aussi contaminés : l’on se méfiera principalement des gros poissons comme le thon. En effet, situés en fin de chaîne alimentaire, ces poissons concentrent une quantité plus importante de métaux lourds, puisqu’ils auront ingéré ceux contenus dans leurs proies, lesquelles auront elles-mêmes ingéré les métaux lourds des poissons qu’elles auront mangés, et ainsi de suite.

Et les poissons d’eau douce ?

Malheureusement, ils ne sont pas épargnés par la pollution liée aux activités humaines. On retrouve dans leur organisme des polychlorobinéphyles (PCB), auparavant utilisés – entre autre – comme agents plastifiants/adhésifs et dont la production a été arrêtée dans les années 80. C’est le cas notamment les poissons gras (anguille) et bio-accumulateurs (barbeau, brème, carpe, silure).

Pour autant, inutile de bannir le poisson de nos assiettes : on peut en consommer, de manière raisonnable. L’ANSES recommande ainsi de manger deux portions de poisson par semaine, en alternant poisson gras et poisson maigre, et en variant les espèces et les origines.

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