Skip to content
19 avril 2011 / SP

Quelles ÉNERGIES POUR DEMAIN ?

eolienne2 Quelles ÉNERGIES POUR DEMAIN ?Depuis plus d’un siècle, la pression que l’homme exerce sur la nature n’a cessé d’augmenter. L’exploitation à outrance des ressources a aujourd’hui pour conséquence la mise en péril de l’état écologique de la planète.

Avec plus de 6 milliards d’habitants et une démographie croissante, la demande en énergie n’a jamais été aussi grande et pourrait doubler d’ici à 2050. Face à cette situation et à l’épuisement annoncé des ressources en pétrole et en uranium, un défi nous est lancé : substituer au plus tôt l’énergie fossile responsable des émissions de gaz à effet de serre, rompre avec le nucléaire pour des raisons de sécurité et ses déchets radioactifs néfastes sur l’environnement, répondre aux besoins énergétiques des hommes et aux deux milliards d’habitants toujours privés d’électricité.

Des solutions peuvent être apportées par le développement des énergies renouvelables. Et si tout le monde semble aujourd’hui d’accord… sur le principe, au regard des intérêts en jeu, les consensus s’écroulent.

Les choix énergétiques ont une forte incidence sur l’avenir de toute la planète. L’énergie est aujourd’hui au centre de débats où se mêlent des enjeux politiques, économiques, scientifiques et techniques. Un tour d’horizon des énergies qui feront partie de celles de demain.
AGROCARBURANTS
Les agrocarburants sont des carburants d’origine végétale, et bien que leur utilisation par rapport au pétrole permette de réduire en partie les émissions de CO2, la production intensive exige le recours à des quantités importantes d’engrais azotés qui polluent les ressources en eau.
Dans le cas de la canne à sucre, 70 pour cent de cet azote se dégrade notamment en protoxyde d’azote, un gaz qui contribue 296 fois plus à l’effet de serre que le CO2.
Face à cette mauvaise presse, les scientifiques se penchent sur la production d’agrocarburants de deuxième génération. Ils pourraient être produits avec la totalité des plantes, à partir de déchets végétaux ou de micro-algues.
GÉOTHERMIE
En plein essor, son principe est de capter la chaleur du sous-sol afin de produire de l’électricité et du chauffage pour les bâtiments.
BOIS
Principale source d’énergie pour 2 milliards de personnes, le bois est neutre en CO2, car à la différence des énergies fossiles, le gaz carbonique dégagé par la combustion est réabsorbé par la forêt pour la photosynthèse.
Utilisé par les particuliers, les collectivités et les industries, il constitue un moyen de chauffage de plus en plus répandu.
eolienne2 Quelles ÉNERGIES POUR DEMAIN ?

ÉOLIEN
En pleine expansion, elles constituent l’un des modes de production les plus rentables, avec un peu moins de un pour cent de l’énergie produite dans le monde. Mais leur encombrement, le problème lié au stockage de l’énergie et leur irrégularité de production empêchent l’éolien de s’imposer sur le marché.

FUSION NUCLEAIRE
Bien connues au sein du Soleil, elle est générée par la transformation de l’hydrogène en hélium, sans production de déchet radioactif. Mais malgré les travaux considérables, on ne peut actuellement contrôler la réaction, essentiel, car sans maîtrise, elle devient une bombe à hydrogène (bombe H).
NUCLÉAIRE

centrale Quelles ÉNERGIES POUR DEMAIN ?

Il représente aujourd’hui 6 pour cent de la production mondiale d’énergie et fournit 75 à 80 pour cent de l’électricité en France. Avec ses faibles émissions de CO2 et ses couts réduits, il est l’un des principaux acteurs contre le changement climatique.
Néanmoins, pour des raisons de sécurité, de démantèlement des réacteurs en fin de carrière et du problème posé par le stockage et traitement des déchets radioactifs, l’énergie nucléaire ne figure pas parmi pas les solutions d’avenir. De plus, la ressource d’uranium-235 utilisé dans les réacteurs conventionnels sera épuisée avant la fin du siècle. Ils devraient être remplacés par des réacteurs utilisant la fission de l’uranium-238 et du thorium dont les réserves s’étendent à quelques milliers d’années.
L’objectif visé d’ici 2040 est la mise au point de réacteur de « quatrième génération », idéalement économes en ressources naturelles, respectueux de l’environnement, sûrs et fiables…

ÉNERGIE SOLAIRE
La Terre reçoit et absorbe en permanence une énergie équivalente à cent millions de réacteurs nucléaires. Soit environ dix mille fois la quantité requise pour les besoins de l’humanité. Le solaire photovoltaïque, qui permet de transformer l’énergie solaire en électricité, est très prometteur. Il a vu son coût divisé par vingt en dix ans et devrait devenir compétitive d’ici une dizaine d’années en Europe.
BIOMASSE
La biomasse représente aussi bien le bois et ses dérivés, que les déchets des industries agroalimentaires, les produits issus de l’agriculture traditionnelle tels que la paille ou la bagasse et les déchets urbains. L’énergie produite par la biomasse est une énergie amenée à se développer très fortement dans les prochaines années, que ce soit pour la production de chaleur ou d’électricité.
hydroelectric Quelles ÉNERGIES POUR DEMAIN ?

HYDROÉLECTRIQUE
Les centrales hydroélectriques utilisent l’eau des fleuves et des rivières retenues dans les barrages pour actionner des turbines productrices d’électricité. Ces centrales assurent 16 pour cent de la production d’électricité dans le monde et représente, avec 12 pour cent, la seconde source de production d’électricité en France.

HYDROGÈNE
Plus énergétique que le pétrole ou le gaz naturel, non polluant et non toxique, l’hydrogène pourrait progressivement suppléer les énergies fossiles et répondre à l’essentiel de nos besoins énergétiques. Son avenir se heurte néanmoins à plusieurs problèmes.
D’une part, l’hydrogène gazeux n’existe pas sur Terre, il faut donc le produire.
D’autre part, c’est un gaz extrêmement inflammable qu’il est nécessaire de comprimer et stocker.
Or les deux opérations réclament une dépense énergétique considérable et sa production, encore aujourd’hui trois fois trop coûteuse, ne fait que rendre l’énergie que l’on a dépensée au départ.
COURANTS MARINS ET FLUVIAUX
Il s’agit de convertir l’énergie cinétique des courants en électricité, via l’installation de turbines sous-marines.
Pour être fonctionnelles, les hydroliennes nécessitent une vitesse de courant supérieure à un mètre par seconde. Ce qui fait de la France un bon candidat à cette nouvelle énergie.
CLATHRATES
Les sédiments qui tapissent le plancher océanique recèlent d’hydrates de gaz, appelés clathrates, dont les stocks considérables intéressent aujourd’hui les compagnies pétrolières. Cette glace composée d’un mélange d’eau et de gaz (essentiellement de méthane) représente un réel danger pour l’environnement. Son extraction par forage, notamment sous l’arctique, libère ce gaz, dont l’effet de serre est 25 fois plus puissant que le CO2.
Cet article a initialement été publié sur le magazine MAKA .logo maka t Quelles ÉNERGIES POUR DEMAIN ?
Laisser un commentaire

Spam protection by WP Captcha-Free