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19 juin 2015 / *Marion*

Portraits d’ambassadrices #2: Isabelle

Isabelle, jeune maman de 30 ans, habite à Frépillon dans le Val d’Oise. Issue d’une grande famille d’amoureux du naturel, elle essaye au mieux de perpétuer cet héritage et de convaincre son entourage du bénéfice qu’ils pourraient retirer d’une remise en question de leur consommation. C’est ce qu’elle fait régulièrement la concernant d’ailleurs, car elle estime qu’il y a encore beaucoup à faire. Petit à petit elle tente d’évoluer vers quelque chose de plus en plus sain, de plus en plus conscient.
Membre de l’association ALIS, elle milite également pour pour la liberté vaccinale, qui va selon elle de pair avec une consommation réfléchie. Elle pense en effet qu’on ne peut objectivement pas accepter la contrainte du vaccin lorsque l’on est convaincu par le bio, car « ça serait un peu comme décider de faire un potager avec des graines issues de l’agriculture biologiques en utilisant du roundup et d’amener ses légumes à croquer pour prendre l’apéro avec le PDG de Monsanto… ça ne fonctionne pas ».
DSC02750 3 300x263 Portraits dambassadrices #2: IsabelleMarion: Quelles sont tes habitudes de consommation?

Isabelle: Elles ne sont pas parfaites, loin de là mais j’essaye au maximum de consommer bio. Depuis la naissance de ma fille, je fais de plus en plus attention. Elle est née à domicile, est exclusivement nourrie avec des produits de l’agriculture biologique et je prends le temps, quand j’en ai, de lui faire moi-même ses petits pots. Nous avons choisi l’option des couches lavables, la plupart du temps la est faite maison, comme certains soins d’ailleurs. Les produits ménagers sont réduits autant que possible, j’utilise le nettoyage à la vapeur et je recycle mes déchets végétaux en compost.

J’essaye également d’éliminer autant que faire ce peut la consommation de médicaments… c’est une mauvaise habitude très contemporaine qui me désespère. Nous en consommons trop, nous polluons l’eau, notre organisme, affaiblissons notre immunité et engraissons le lobby pharmaceutique. Je préfère aller chez un médecin pour un diagnostic et tomber d’accord sur des remèdes naturels dès lors que c’est possible.
M: Pourquoi avoir fait le choix d’un accouchement à domicile? Que retires-tu de cette expérience?I: Le choix de l’accouchement à domicile n’a pas été une évidence tout de suite. Je souhaitais accoucher en maison de naissance, mais on a refusé mon dossier parce qu’il s’agissait d’une première grossesse, du coup, direction le centre hospitalier. Lors de mon premier rendez-vous à la maternité, j’ai tout de suite compris que ça n’allait pas être pour moi et j’ai fait de nombreuses recherches sur l’accouchement en France. Les protocoles hospitaliers sont… comment dire… inappropriés, ils sont les vestiges d’une période de surmédicalisation que nous avons du mal à enterrer. Aujourd’hui « on fait parce que ça a toujours été comme ça ». La grossesse est presque considérée comme une maladie, on infantilise les jeunes mères,  les accouchements sont tout sauf physiologiques, on déclare la péridurale comme une évidence sans aucune conséquence ni aternative, on fait subir aux nouveaux-nés, dès l’accouchement, une batterie de tests qui n’ont aucun caractère urgent et qui sont source de stress, etc.
J’ai donc contacté une sage-femme qui s’occupe d’accouchements à domicile, tout en effectuant parallèlement les examens à l’hôpital pour qu’ils puissent avoir un dossier en cas de problème le jour J. Bref, ce fut une expérience extraordinaire, totalement nôtre, parce que nous en avons choisi le déroulement, le rythme, et également parce que mon conjoint a été totalement intégré à ce projet.
Aujourd’hui encore je suis en contact avec ma sage-femme, elle est toujours restée disponible et c’est un lien si unique que je referai appel à elle pour un deuxième enfant (s’il n’y a aucun contre-indication médicale) sans hésitation.
L’accouchement à domicile est un « service » personnalisé et de qualité que je n’échangerais pas pour un lit d’hôpital. Je me sens privilégiée quand bien même l’on m’a beaucoup critiquée sur ce choix. Quoiqu’il en soit, j’espère que les mentalités changeront, car certains de nos voisins européens ont d’excellents résultats avec les accouchements à domicile… alors pourquoi pas nous?M: Qu’est-ce qui t’a poussé à adopter un mode de vie plus écolo?I: La peur que ma descendance ne sache pas ce qu’est un ours blanc.
Le constat amer que je fais chaque jour en regardant mon environnement… mais où sont les papillons?
Le film « Une vérité qui dérange » d’Al Gore que je conseille à tous.
La question de savoir si un jour nous devrons vraiment avoir recours aux Robobees pour la pollinisation.
Et beaucoup d’autres choses encore…

M- Quel est selon toi LA mesure en faveur de l’environnement à adopter de toute urgence (généralisation du vrac, réduction du suremballage, des déchets…)? 

I: Il n’y a pas UNE mesure à adopter, je pense que nous n’en sommes plus là. Je crois qu’il n’y a pas de PETITS gestes. J’entends souvent dire « Oui mais bon ce n’est pas parce que je fais ça que ça va sauver la planète » et justement… c’est parce que nous sommes encore trop nombreux à penser de cette manière que les choses n’évoluent pas. Chaque geste compte. C’est une triste réalité que la nôtre mais j’ose espérer que nous pourrons inverser ce processus à l’issue incertaine.

M: Et le geste écotidien indispensable ?

I: Tout ce qui entoure la consommation d’eau, d’électricité et également le gâchis alimentaire.

M: Comment t’y prends-tu pour éviter le gaspillage alimentaire?

I: J’essaye de faire preuve d’ingéniosité ! En général je prends un produit de base que je cuis, puis que j’agrémente de différentes façons pour éviter de se lasser et pour ne pas présenter à nouveau la même chose le repas suivant. Je fais souvent mes plats en grosse quantité, j’en congèle ensuite la moitié pour supprimer le risque de péremption et je les ressors quand je n’ai pas eu le temps de faire la cuisine.

En général je fais une grosse session courses par mois avec des produits de base, beaucoup de sec, puis j’effectue des petits réapprovisionnements de temps à autres, en fonction de notre consommation, pour ce qui concerne le frais. Dans mon frigo, je range comme dans les rayons des magasins : les dates les plus longues derrière, les plus courtes, devant.Mais finalement il n’y a pas vraiment de secret : être organisé = ne pas gaspiller, tout simplement.M: Une petite astuce à partager?

I: Oui! Investir dans les et un dictionnaire d’Les HE sont une formidable ressource. J’en utilise quotidiennement, qu’il s’agisse de la santé où elles font merveilles, des soins de beauté, pour le nettoyage, elles ont des propriétés extraordinaires et encore trop peu connues du grand public. Avec une douzaine d’huiles on peu faire énormément de choses et il serait dommage de s’en priver.

 

Les opinions énoncées dans l’interview sont propres à la personne interviewée. Dans une démarche de transparence et de liberté l’équipe Greenweez est ravie de donner la parole à ses clients. Néanmoins Greenweez, en tant que société, ne s’aligne pas nécessairement avec les avis énoncés.

 

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